La taille des lambourdes, ce n’est pas un détail qu’on règle à la va-vite quand on s’attaque à une terrasse. C’est la colonne vertébrale de toute la structure, le point d’équilibre entre la solidité, la durabilité et la facilité de pose. Trop fine, elle ploie ; mal posée, elle condamne le reste. Pour éviter ces faux pas, regardons de près les règles à respecter et les astuces pour choisir la bonne dimension.
Pose des lambourdes
Quand la terrasse prend place sur une dalle en béton ou en tuile et que la hauteur à rattraper ne dépasse pas 10 cm, il devient nécessaire de fixer les lambourdes contre le mur. Plusieurs épaisseurs s’offrent à vous (28, 45, 60 mm), mais une constante demeure : la largeur ne descend jamais en dessous de 50 mm. C’est une obligation dictée par le DTU 51-4. Pour ceux qui veulent jouer la sécurité et la facilité de fixation, viser une largeur de 70 mm permet de relier deux lames et d’assurer un ancrage fiable des vis inox.
À retenir absolument : la lambourde ne touche jamais directement le sol. Pour garantir une évacuation efficace de l’eau et limiter les risques de pourriture, il faut impérativement les poser sur des cales auto-taraudeuses en PVC. Le marché en propose de toutes sortes, du caoutchouc dur au polypropylène. Leur fonction : ajuster la hauteur, faciliter la ventilation et prolonger la vie de la terrasse.
Voici quelques exemples de solutions utilisées pour isoler et régler la structure :
- Les cales en caoutchouc dur, disponibles entre 15 et 20 euros TTC pour un lot de 24 pièces couvrant environ 5 m².
- Les cales plates autoportantes en PVC, proposées en plusieurs épaisseurs (2 mm rouge, 3 mm jaune, 4 mm vert, 5 mm bleu). Pour un sac de 200 cales de 2 mm, comptez 19 euros TTC, et il en faut environ 20 par m².
- Les cales sculptées, conçues pour des ajustements précis de hauteur sur les irrégularités du support.
Exemple de cales plates autoportantes en PVC :
Pour chaque mètre carré, une vingtaine de cales sont nécessaires afin de garantir la stabilité et l’aération de l’ensemble.
Distance des Lambourdes
La disposition régulière des lambourdes reste la règle d’or. L’entraxe, c’est-à-dire la distance entre les centres de deux lambourdes, varie en fonction du type de lame choisi. Adapter cet écartement garantit la robustesse de la terrasse et limite le risque de déformation.
Fixation des lambourdes au sol
La fixation se réalise à l’aide de chevilles à frapper, adaptées à l’épaisseur des lambourdes. Une règle simple guide le choix : la longueur de la cheville doit représenter entre deux et deux fois et demie l’épaisseur de la lambourde. Les points d’ancrage sont répartis tous les 80 cm maximum.
Voici comment choisir les dimensions en fonction de la section utilisée :
- 8 x 80 mm pour les lambourdes de 28 à 35 mm d’épaisseur
- 8 x 100 mm pour des lambourdes de 35 à 50 mm
- 8 x 120 mm pour les modèles de 50 à 80 mm
Les chevilles se répartissent donc tous les 80 cm, tandis que les cales de 2 à 5 mm trouvent leur place tous les 40 cm pour assurer une circulation optimale de l’eau et compenser les légères irrégularités du support.
Où trouver une cheville à frapper de qualité ?
Face à la multitude de sites en ligne, sélectionner le bon équipement relève parfois du casse-tête. Pourtant, pour obtenir une cheville à frapper fiable, ce site spécialisé se distingue. Impossible d’ignorer la nécessité d’une cheville solide durant un chantier. On en trouve en plastique pour les charges légères, en métal quand la structure s’alourdit. C’est la solution rapide et efficace pour ancrer tout type de support. La marque Wurth s’impose comme une référence reconnue pour ce type d’outillage.
Le principe ? La cheville à frapper combine une douille et un clou. Lorsqu’on frappe, la cheville se déploie et assure un maintien solide. Elle trouve sa place aussi bien sur les murs que sur les sols, qu’ils soient creux ou pleins. On peut la mettre en œuvre dans la pierre naturelle, le béton, le bois ou la brique. Il suffit de percer au bon diamètre, d’insérer la cheville, puis de la fixer avec le marteau. Simple, rapide, efficace : il ne reste plus qu’à sortir la caisse à outils et se lancer.
À chaque projet, un choix de lambourde s’impose. La bonne section, la fixation adaptée, le calage précis : tout ce qui semblait technique devient alors un atout. Et la terrasse tient, saison après saison, sans broncher. Qui a dit que les fondations ne se voyaient pas ? Elles se ressentent, à chaque pas.

